ARTICLE : "L'OTAN au défi de la défense future ?" par G. Lasconjarias
Paru dans le n°206, "L'OTAN au défi de la défense future ? " est un article de Guillaume Lasconjarias (AA71), membre du comité de rédaction de Défense et ancien chercheur au Collège de défense de l'OTAN.
Il s'agit de l'analyse des menaces pour l'OTAN, de la modernisation des capacités militaires des Alliés et de l'adaptation de l'organisation de l'Alliance elle-même.
Au Sommet de Londres, en décembre 2019, malgré les tensions nettes entre membres, les Alliés se sont engagés à poursuivre sur la voie entamée en 2014, rappelée en 2016 et depuis, pour « partager le coût et les responsabilités qu’implique notre sécurité (…) en matière d’investissements de défense » et en investissant dans de nouvelles capacités . Poussés par l’augmentation des dépenses militaires américaines, les membres de l’OTAN ont entrepris non seulement d’accompagner collectivement cet effort, mais aussi face à des compétiteurs stratégiques plus décomplexés, de conserver son avance technologique pour garantir sa supériorité.
Si la Guerre froide mérite d’être lue sous l’angle de la course aux armements, nucléaires et conventionnels, aux arsenaux et aux instruments assurant la supériorité militaire en cas de conflit entre les deux Grands, la période qui s’est ouverte avec la fin de l’URSS, dans les Balkans, puis en Afghanistan, a mis en valeur la suprématie technologique des Alliés. Bombes à guidage laser, avions invisibles, drones, frappes de précision, les pays de l’OTAN – et le premier d’entre eux les États-Unis – ont démontré combien leurs moyens surpassaient les capacités d’adversaires moins avancés… sans toutefois que cette puissance garantisse les clés d’une victoire autre que tactique. Dans le même temps, la révolution technologique des années 1990 et 2000, fondée sur des technologies duales, a largement érodé la supériorité militaire occidentale. On a vu l’émergence de groupes armés non-étatiques ou de milices agissant en sous-main pour des États, capables à leur tour de déployer et de mettre en œuvre des instruments de haute technologie, rendant les conditions du combat futur toujours plus complexe, et nécessitant une adaptation multiforme. Pour citer le Secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg : « nous devons faire face à de multiples menaces venant d’acteurs étatiques et non-étatiques, venant de multiples directions : sur terre, sur mer, dans les airs, dans l’espace et dans le cyberespace. Nos adversaires nous défient en utilisant des bombes et des avions. Mais aussi des bots et des algorithmes »
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